Petits trucs contre les peurs des enfants

Nous avons tous eu des peurs d’enfant, moi-même, j’évitais de sortir une main ou un orteil des draps, persuadée qu’il y avait un monstre sous mon lit, prêt à m’attraper !

Une fois devenus parents, nous pouvons nous sentir très désemparés devant ces peurs. Ça nous paraît absurde peut-être mais l’enfant a bel et bien peur et ce n’est pas en lui disant « c’est rien, ça va passer » ou « mais les grosses bêtes ne mangent pas les grosses ! » qu’il se sent rassuré.

Je vous propose un petit inventaire de ce que nous pouvons faire face aux peurs nocturnes les plus courantes pour que les petits aillent au lit avec joie et dorment jusqu’au matin.

  1. Peur du noir

Cette peur est très répandue et bien entendu, il peut suffire de placer une veilleuse dans la chambre de l’enfant.

Mais ce serait intéressant aussi de discuter avec l’enfant au sujet de cette peur s’il est assez grand pour parler, pour qu’il puisse exprimer ce qui lui fait peur quand tout est noir. Car cette peur peut en cacher une autre : la peur du loup, des monstres, etc

Pour ne pas tout miser sur la veilleuse, pourquoi ne pas explorer le domaine de la nuit ? Vous pouvez proposer des balades d’abord lors de nuits claires avec une belle lune brillante. Inutile de marcher 1 heure, nos sens sont tellement en éveil la nuit que quelques minutes suffisent, au début au moins. Promenez-vous près de votre lieu d’habitation, allez au fond du jardin, observez les arbres en commentant le jeu de l’ombre et de la lumière. Jouez à découvrir des formes, observez les yeux des animaux qui brillent dans le noir, écoutez les bruits et cherchez à les identifier.

Tout cela doit se faire sans se faire peur surtout et si vous, vous avez peur du noir, n’y allez pas, vous ne serez pas du tout rassurant ! Faites vos explorations de votre côté avant de les proposer à votre enfant.

On peut aussi faire la même chose à la maison. Les lumières éteintes, on peut s’amuser à reconnaître des bruits et constater qu’il ne se passe rien d’inquiétant !

  1. Peur de l’orage

Pendant très longtemps, les hommes ont cru que l’orage était le signe d’une grosse colère des cieux et que nous l’avions bien méritée ! De plus, les maisons plus sommaires pouvaient prendre feu mais laissaient certainement aussi beaucoup plus passer le bruit et la lumière. Les récoltes pouvaient être anéanties également. L’orage représentait donc à la fois un danger réel et une crainte ancestrale. On m’a raconté que, chez certaines familles, il n’y a pas si longtemps, tout le monde attendait la fin de l’orage dans la cuisine, les valises faites …

Le bruit est parfois très impressionnant et arrive soudainement.

Là encore, je vous propose d’explorer le sujet, d’abord en regardant vraiment ce qui se passe dehors plutôt que d’obliger votre enfant à rester au lit. Si on s’extasie devant les éclairs, ça fait moins peur ! Vous pouvez ensuite expliquer pourquoi il y a des orages et apprendre à votre enfant à mesurer la distance entre votre habitation et l’orage. C’est facile dès qu’ils savent compter et, pour les plus petits, vous pouvez le faire à leur place ou avec eux. Ils seront fascinés de comprendre tout cela et de pouvoir situer l’orage.

On se sent alors moins petit, moins ballotté par les éléments et la fascination l’emporte sur la peur.

Il existe des vidéos qui expliquent très bien le phénomène.

  1. Peur des monstres

Les enfants parlent beaucoup des monstres, moitié fascinés moitié terrorisés. Cette peur est souvent associée à la peur du noir car une fois la lumière éteinte, non seulement c’est là que les monstres sortent mais surtout on ne peut pas les voir ni surveiller, ni anticiper.

Les livres, les dessins animés, les films ne sont pas étrangers à cette réaction évidemment. Moi-même devant Harry Potter, j’ai la trouille ! Mais je sais que c’est un film donc ça ne m’empêche pas de dormir.

Inutile de dire que les monstres, ça n’existe pas, votre enfant aura toujours aussi peur.

Par contre, vous pouvez faire avec lui, la chasse aux monstres avant le coucher !

L’équipement nécessaire : vous pouvez vous amuser à mettre un chapeau et un déguisement pour y aller à fond. Prenez les armes de votre enfant. Si vous avez un garçon, il y a des chances que vous ayez à disposition un fusil, un pistolet, un sabre laser…Les armes imaginaires sont très bien aussi. Si vous partez dans la chambre avec votre retro pulso glaive, ça fonctionne !

Ensuite, à vous de jouer, c’est le cas de le dire ! Traquez les monstres, sous le lit, dans l’armoire, derrière le rideau, la porte…et éliminez les ou jetez les dehors.

Vous serez le héros de votre enfant, il ira se coucher sans difficulté et saura qu’il peut compter sur vous quoi qu’il arrive.

  1. Peur des sorcières

Là, c’est un peu comme les monstres, alors faites partir cette sorcière qui traîne chez vous. Vous pouvez utiliser les mêmes armes mais pourquoi ne pas lui proposer une pomme, elle aime bien ça, c’est connu ! Mais pas n’importe quelle pomme, une pomme qui l’endort, la fait disparaître, la transforme en mouche, pourquoi pas ? Vous allez bien en trouver une dans la maison et la montrer à votre enfant en lui disant « ah, la voilà, allez hop, dehors ! »

Vous pouvez aussi préparer une potion, vous posez une tasse dans la chambre et vous attendez derrière la porte qu’elle fasse son effet. Ça peut être la bonne odeur de cette potion qui éloigne la sorcière (il paraît qu’elles détestent la vanille, les fraises, les frites…).

  1. Peur du loup

On peut encore une fois, faire la chasse aux loups présents dans la chambre pour qu’ils disparaissent et ne reviennent plus, trop effrayés par votre puissance !

Mais on peut aussi en profiter pour faire découvrir à l’enfant le monde des loups, le vrai. Il y a de beaux livres et de beaux documentaires sur le sujet. Vous pouvez aussi visiter un parc qui abrite des loups, il y en a dans plusieurs régions.

Expliquez aussi que, autrefois, il y avait de nombreux loups et qu’il n’était pas rare d’en croiser, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Et puis, il fallait aller chercher de l’eau à la source du village et c’était souvent les femmes et les enfants qui le faisaient d’où quelques malencontreuses rencontres…Cependant, au-delà des réels dangers, on utilisait la peur inspirée par le loup pour dissuader les enfants d’aller jouer en dehors du village et les protéger. Ces histoires, on continue d’y croire !

L’idée est de donner une autre image de cet animal qui a été persécuté jusqu’au dernier, notamment parce qu’il venait se servir parmi le bétail et dans le poulailler.

  1. Les cauchemars

Aider son enfant à exprimer ses émotions avant d’aller se coucher peut lui rendre les nuits plus douces. Des exercices comme le tigre sont parfaits pour ça et ils permettent une bonne rigolade avant d’aller au lit. Imaginez que vous et votre enfant, êtes des tigres avec des grosses pattes et des grosses griffes. Donnez des coups de pattes devant vous en rugissant. Faites le quelques minutes en vous amusant.

C’est un exercice utilisé pour libérer la colère mais je le conseille souvent aux enfants car ils accumulent beaucoup d’émotions, de pressions, de tensions, toute la journée et peuvent se montrer agressifs, colériques ou tristes le soir. Le tigre permet d’évacuer tout cela.

L’améthyste est une pierre qui peut, dans certains cas, stopper les cauchemars. On la pose sur la table de nuit. En général, les enfants la voient comme un trésor et en prennent soin. Elles représentent pour eux, une aide magique.

Vous pouvez aussi mettre du gros sel dans un petit bol avec 2 gouttes d’huile essentielle de lavande sur la table de nuit. On peut aussi masser son enfant avec des huiles parfumées, calmantes.

Les élixirs de fleurs traitent les peurs des enfants, vous en trouverez le détail plus bas.

  1. Peur des insectes, des araignées

On se retrouve un peu dans la même configuration que la peur du loup sauf que l’araignée est bien là. Vous pouvez faire en sorte qu’il n’y ait pas d’araignée dans la chambre de votre enfant mais il y en a toujours une qui se balade. Les insectes sont imprévisibles, on ne sait pas d’où ils sortent ni où ils vont décider d’aller, ce qui peut contribuer à se sentir attaquer.

Confiez cette tâche à quelqu’un qui n’a vraiment pas peur afin d’être rassurant et chassez le petit insecte de la chambre. Pas besoin d’insecticide, pas besoin non plus d’écraser la bête !

Puis prenez le temps de découvrir le monde des insectes par les documentaires, les dessins animés, les films comme Minuscule, Microcosmos…Plus on les connaît, plus on est curieux, moins on a peur.

  1. Peur des fantômes

Ici, quand je parle de fantômes, je ne pense pas aux êtres imaginaires (que je mets plutôt avec les monstres) mais des personnes décédées que de nombreux enfants voient. 9 fois sur 10, ils sont très effrayés et n’osent pas en parler.

C’est beaucoup plus fréquent qu’on ne l’imagine et je le constate souvent en consultation. Alors, si votre enfant vous dit que papy est dans sa chambre, il faut le croire et l’aider à ne pas avoir peur. Vous pouvez lui dire qu’il vient pour voir si tout va bien, parce qu’il a envie d’être avec ses enfants et petits enfants, etc

Il est important de les rassurer : non, ils ne sont pas fous et non, papy ne lui fera aucun mal.

Parfois, des personnes que l’enfant ne connaît pas s’invitent dans sa chambre, notamment la nuit. Il peut s’agir de personnes qui ont vécu sur les lieux avant vous ou des gens croisés ailleurs qui l’ont suivi. Là encore, il ne faut pas avoir peur. L’améthyste et le bol de gros sel avec l’huile essentielle de lavande peuvent aider l’enfant à dormir sans être dérangé.

Il faut lui dire aussi qu’il a tous les pouvoirs car il est dans sa chambre à lui, dans son espace, il peut donc demander à ces personnes de sortir et de le laisser tranquille en étant ferme. Si votre enfant est vraiment perturbé par cela, n’hésitez pas à contacter un médium, guérisseur, chaman pour obtenir de l’aide.

  1. En bref

Il est important que l’enfant se sente en sécurité dans sa chambre. N’hésitez pas à choisir avec lui les meubles, les rideaux, l’emplacement des meubles, etc

Dites lui qu’il peut demander à tout monstre, fantôme, loup de sortir de cette chambre qui est la sienne ! Il peut dormir avec son sabre laser ou sa baguette magique pour se sentir plus fort et prêt à intervenir. Il peut aussi utiliser son doigt en imaginant qu’un rayon laser en sort !

Trouvez des livres qui parlent de ces sujets avec humour dans lesquels les sorcières sont sympas, les loups peureux, les monstres ridicules et inventez vous aussi des histoires, improvisez !

Dans les élixirs de fleurs, vous avez mimulus indiqué pour toutes les peurs précises dont nous venons de parler. Si l’enfant a peur en général sans trop savoir de quoi ou s’il fait des terreurs nocturnes, il faut se tourner vers hélianthème. Il y a aussi le tremble, notamment si vous voyez que votre enfant tremble et si les précédents ne suffisent pas !

J’ai trouvé dans un petit livre (aidez votre enfant à maîtriser ses peurs de Stéphanie couturier), un spray anti-tout, une idée géniale ! Vous remplissez un flacon spray de ce que vous voulez, vous pouvez coller une étiquette « anti-tout » ou « anti-monstre »…et hop quelques coups de pschitt, les monstres ont disparu !!!

Piochez dans cette liste de trucs, essayez, inventez et amusez vous  !

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© 2018 Patricia Pluvinet. Photo accueil Latifa Messaoudi