Se ressourcer



De nombreuses personnes hypersensibles se sont reposées pendant le confinement car elles avaient moins de stimuli, moins besoin de courir, plus de temps pour elles, plus de temps tout court.


Ce qui crée un surplus d'émotions et de réactions, c'est le fait d'absorber les énergies, les émotions et les pensées des personnes autour de nous.

Or, nous vivons dans une société où nous sommes rarement seuls et où, d'ailleurs, la collectivité et le groupe sont valorisés.


Quand vous aimez la solitude, on pense que vous êtes triste et en tout cas, pas drôle du tout !

On peut aussi penser que vous vous ennuyez, que vous n'appréciez pas les gens, les lieux, la fête, etc.


En fait, un hypersensible doit faire face, et donc digérer, ses propres émotions qui sont importantes; il doit digérer celles des autres (même s'il n'a pas conscience que ce sont celles des autres); il doit digérer aussi ce qui le touche ou le dérange parfois, encore une fois, sans en avoir conscience, comme un lieu, une ambiance, des pensées...


Avec notre époque actuelle, comme je le disais, les stimuli sont encore plus importants car il y a la TV et les réseaux sociaux qui nous mettent en lien permanent avec les autres, avec les nouvelles, bonnes et mauvaises, et donc avec la peur, la colère, la tristesse qui toutes, vont traverser l'hypersensible.



Installer des moments pour se ressourcer dans sa journée et dans sa semaine est indispensable !!!

On peut aussi installer un endroit spécial pour se ressourcer et c'est mieux que les toilettes où de nombreux hypersensibles se réfugient trop souvent !



Ce moment de ressource va vous permettre :


- de vous reposer


- d'évacuer vos émotions avant que ça ne déborde ( en tapant des poings et des pieds, en imitant le tigre, en soufflant, en dansant, en pratiquant l'EFT)


- de retrouver de l'énergie


- de vous offrir un moment sans aucun bruit, aucune conversation, aucune émotion...Vous respirez


- de vous offrir un moment rien que pour vous


- de repartir plein de vie et d'enthousiasme au lieu d'accumuler la fatigue et le ras le bol au fil de la journée


L'idéal est d'installer un coin ressource chez vous, un endroit où vous irez vous poser. Il est indispensable de prévenir les autres membres de la famille que, quand vous êtes dans cet endroit, vous avez besoin qu'on respecte votre solitude et votre besoin de silence donc interdiction de déranger. (vous pouvez mettre un panneau sur la porte et l'expliquer à vos enfants sans problème !)


Une fois que vous aurez choisi un endroit et que vous l'aurez aménagé, vous vous l'appropriez pour la digestion et la pause émotionnelles. Cet endroit vous fera du bien dès que vous vous y rendrez, puis, ensuite, rien que d'y penser. Ce sera votre coin ressource à vous, votre havre de paix.


J'ai, depuis longtemps, expérimenté les effets d'un tel endroit sur moi et mes émotions. Je sais que, dès que je prends la décision d'y aller, je me détends, je respire différemment et une fois que j'y suis, je peux laisser aller mes larmes, ma colère ou m'allonger, m'asseoir, rester contemplative ou songeuse, danser souvent, puis trouver un outil qui m'aide à évacuer ce qui doit l'être si besoin.



Pour en faire un endroit douillet où on a envie d'aller, Il est intéressant de réfléchir à ce dont vous avez besoin dans les moments d'émotions ou dans vos besoins de pause : est-ce que vous avez besoin de livres, d'un carnet pour écrire, de beaux crayons ? est-ce que vous avez besoin, d'un canapé, d'un lit, d’un fauteuil, d'un tapis de yoga ? est-ce que vous avez besoin de pouvoir écouter de la musique ou d'en jouer ? est-ce que vous avez besoin de place pour faire du sport, danser, bouger ? est-ce qu'il y a des odeurs qui vous apaisent ? des couleurs ? des ambiances, des pierres ? est-ce que vous avez besoin de pouvoir faire de la relaxation ou de la sophrologie ?


Faites une petite liste et installez tout cela dans votre coin ressource pour pouvoir être vraiment bien et faire ce qui vous convient le mieux dans ces moments là pour pouvoir repartir ensuite vers les autres.




© 2018 Patricia Pluvinet. Photo accueil Latifa Messaoudi